À propos de l’auteur

Je m’appelle Vera K. Ceci n’est pas mon vrai nom. J’ai choisi un pseudonyme parce que, dans ce blogue, je parle de maladie mentale. Et la maladie mentale représente encore une disgrâce, une honte, une tare comme le furent la lèpre, le sida… à une époque pas si lointaine.

J’ai tenté une expérience sur Facebook. J’ai dit que je souffrais de dysthymie et j’ai expliqué de quoi il retournait. Je n’ai reçu aucun commentaire de quelque nature. Si j’avais mentionné que je souffrais d’un cancer, j’aurais sûrement été inondée de messages de compassion. Pas de pitié pour les « fous »…

Aujourd’hui, beaucoup de gens autour de moi savent que je souffre d’une maladie mentale, et cela ne me plaît pas. Aussi, pour me protéger et protéger ma famille, je préfère rester dans l’ombre. Je me sentirai plus libre de dire tout ce que j’ai envie de dire.

Quelques mots sur moi, tout de même. D’abord, à qui ai-je volé mon pseudonyme? Il s’agit d’un personnage de la série Hercule Poirot. Vera K. est une comtesse russe dépossédée de tous ses biens suite à la révolution. Elle débarque en Angleterre où elle se renfloue comme elle peut, c’est-à-dire en volant les bijoux des gens riches chez qui elle est invitée à des soirées. Très belle femme d’âge mûr, raffinée, aristocrate jusqu’au bout de ses longs doigts… de voleuse!

Maintenant, le vrai moi. Je suis née en octobre 1950. Ce qui fait de moi une Balance de 66 ans bientôt. Ça me plaît d’être du signe de la Balance (j’ai même l’Ascendant en Balance!). J’aime l’astrologie bien que je déteste ce qu’on en fait aujourd’hui: une chose totalement insignifiante! Alors que, selon Jung, l’astrologie constitue le plus ancien système de connaissance de soi élaboré par l’être humain. Bon, j’aime aussi Carl Gustav Jung, mais encore là, je n’apprécie guère ce que les « jungiens » ont fait de son oeuvre.

Je suis née dans une petite ville nichée dans une baie. Charmante ville entourée de montagnes protectrices et ouverte sur un fleuve dans lequel je me suis baignée durant toute mon enfance. J’ai quitté cette ville, que j’aimais beaucoup, avec mes parents à l’âge de 15 ans. Ce fut une grande perte pour moi.

Je me plaisais à l’école… au début. Enfant curieuse, j’adorais apprendre. Puis la situation s’est détériorée à l’adolescence. On m’enseignait le grec, le latin et un foule de choses qui m’horripilaient. J’ai détesté. Par la suite, j’ai étudié l’histoire de l’art, la psychologie, la théologie, le français… à l’université. Mais je n’ai pas terminé mes études, donc pas de diplôme. La dysthymie menait ma barque depuis un moment…

Mariée à 22 ans. À 24 ans, j’ai mis au monde une belle fille en parfaite santé. Séparée à 27 ans. J’ai travaillé 3 ou 4 ans comme couturière et professeur de couture. Par la suite, épuisée, j’ai vécu grâce aux prestations de l’aide sociale jusqu’à ce que je rencontre mon second mari.

J’étais dans la cinquantaine quand j’ai appris que je souffrais de dysthymie. Depuis, je prends des antidépresseurs.

(Ceci est la version édulcorée de mon autobiographie… Pour la version Apocalypse Now voir, entre autres: Le supplice de la goutte d’eau; Fatiguée; La rage au volant; Dodo, l’enfant do…; « On dirait que t’aimes rien ».)

Si vous souffrez de dysthymie, votre vie n’est pas facile. Vous vous trouvez dans un no-man’s land. Vous présentez les symptômes de la dépression, mais il ne s’agit pas d’une vraie dépression. Peut-être avez-vous tendance à penser que vous n’êtes pas vraiment malade, que vous manquez juste de caractère, de volonté… À la lecture de mon blogue, j’espère que vous serez convaincu que vous souffrez d’une maladie aussi réelle que le cancer, et que vous méritez toute votre compassion et celle de votre entourage.

Je suis bien placée pour savoir que la dysthymie, c’est pas drôle… Il n’empêche que j’adore rire et que je possède un bon sens de l’humour. Aussi, je vais éviter les jérémiades, sans pour autant banaliser la souffrance que cette maladie engendre. Je vous invite donc à rire et à pleurer avec moi…

Bienvenue sur mon blogue et bonne lecture!

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Dessin à la craie sur l’asphalte    Photo: Vera K.

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